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PAS JUSTE DU ROAS

Ton ROAS est bon mais ton business perd de l'argent

Un tableau de bord peut célébrer une vente qui ne paie ni le produit, ni la livraison, ni l'acquisition.

Balance entre revenus attribués et coûts réels autour d'un tableau de bord publicitaire.

Le ROAS mesure le chiffre d'affaires qu'une plateforme rattache à une dépense. Il ne mesure pas la marge disponible après les remises, les frais, les retours et le coût du produit. La métrique reste utile pour lire une campagne. Elle devient dangereuse quand elle prend la place du compte de résultat.

La plateforme ne voit qu'une partie de la vente

Deux commandes de même montant peuvent laisser des sommes très différentes une fois le coût produit, la remise, les frais de paiement et le retour déduits. Le chiffre affiché par la plateforme ne contient pas cette différence.

Exemple chiffré, volontairement simplifié en dollars canadiens : une commande de 100 $ CA avec 45 $ CA de coût produit, 8 $ CA de livraison, 3 $ CA de paiement et 10 $ CA de remise laisse 34 $ CA avant acquisition. Avec 20 $ CA de coût publicitaire, la contribution est de 14 $ CA. Un ROAS de 5 peut donc cacher une marge média beaucoup plus étroite qu'il n'y paraît.

Le problème commence quand le ROAS devient la langue commune de l'équipe média et de la direction. On finit par optimiser une réponse publicitaire alors que l'entreprise cherche à financer sa marge et ses opérations.

Calculer la contribution avant de toucher au budget

Pars de la valeur encaissée, puis retire les coûts qui suivent la commande. Le solde disponible doit couvrir l'acquisition et laisser une contribution positive. Le calcul peut être simple au départ, à condition que les postes soient nommés et cohérents.

Le ROAS ne disparaît pas. Il sert à comparer les campagnes dans leur environnement publicitaire. La contribution répond à une autre question : combien cette vente laisse-t-elle réellement à l'entreprise ?

Le seuil de rentabilité se calcule à partir de la contribution avant média. Dans l'exemple précédent, 34 $ CA est le plafond théorique du coût d'acquisition pour ne pas détruire la contribution, pas un objectif à atteindre. Le seuil opérationnel doit rester inférieur pour absorber les retours, les erreurs d'attribution et les variations de panier.

Rapprocher les chiffres chaque semaine

Mets face à face la valeur attribuée, les commandes confirmées et la contribution par campagne. Regarde aussi le mix de produits. Une campagne peut paraître meilleure simplement parce qu'elle vend davantage une référence qui laisse plus de marge.

Quand les chiffres divergent, vérifie l'annulation, le retour, la fenêtre d'attribution et le moment où le revenu est reconnu. La décision n'a pas besoin d'un nouveau graphique. Elle a besoin de chiffres qui parlent de la même vente.

Une revue hebdomadaire peut tenir dans quatre colonnes : dépense, chiffre d'affaires attribué, chiffre d'affaires confirmé et contribution après coûts variables. Ajoute le nombre de commandes et le taux de retour. Cette lecture ne remplace pas une analyse de cohorte, mais elle évite déjà de piloter sur un seul ratio.

Une commande attribuée n'est pas encore une contribution positive.

Ce qu'il faut en faire

  • Calculer une contribution par commande et par campagne.
  • Séparer valeur attribuée, valeur encaissée et marge réelle.
  • Fixer un seuil compatible avec la trésorerie et le cycle de réachat.

Garde le ROAS dans le tableau, mais pilote la dépense avec une contribution par commande et un seuil que la trésorerie peut supporter. C'est souvent le rapprochement entre les deux lectures qui révèle le problème.