La valeur originale va exposer les ROAS maquillés
Google Ads API v25.1 ajoute une métrique original_conversion_value, pensée pour lire la valeur de conversion non ajustée. Pour les comptes qui utilisent des value rules, des ajustements ou des pondérations, c'est une petite ligne technique qui peut changer la conversation business.
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Le ROAS devient fragile quand la valeur qui le compose est trop retravaillée. Ajuster la valeur peut être pertinent pour guider l'algorithme. Mais pour piloter l'entreprise, il faut encore savoir ce qui a été payé, ce qui a été ajusté, et pourquoi.
Ce que la nouveauté rend visible
Dans les notes Google Ads API v25.1 du 19 août 2026, Google liste une métrique original_conversion_value. Le principe est simple : donner accès à la valeur de conversion avant certains ajustements. Le sujet est technique, mais il touche directement les annonceurs qui utilisent des règles de valeur.
Les value rules ont une vraie utilité. Elles peuvent indiquer à Google qu'un nouveau client, une région, un segment ou un type de conversion mérite plus d'effort. Le problème apparaît quand l'équipe lit ensuite le ROAS ajusté comme si c'était le chiffre financier réel.
Ce sujet a du potentiel parce qu'il attaque une zone sensible : beaucoup de comptes ont un ROAS qui a l'air meilleur depuis qu'ils ont enrichi ou pondéré la valeur. Ce n'est pas forcément faux. Mais il faut savoir ce qui relève de la réalité comptable et ce qui relève du pilotage algorithmique.
L'exemple qui change la réunion
Prenons un compte ecommerce au Canada. La plateforme affiche 128 000 $ CA de valeur de conversion pour 32 000 $ CA de dépense, soit un ROAS de 4,0. L'équipe est tentée d'augmenter le budget. Mais la valeur originale, avant règles, montre 91 000 $ CA. Le ROAS brut est donc plutôt 2,84.
La différence peut être parfaitement volontaire. Par exemple, l'entreprise peut majorer les nouveaux clients de 30 % parce qu'ils ont une probabilité de réachat. Mais si cette probabilité n'est pas vérifiée, le ROAS ajusté devient une hypothèse déguisée en résultat.
La bonne lecture consiste à afficher trois lignes : revenu observé, valeur envoyée à Google, marge nette estimée. Si le revenu observé est 91 000 $ CA, la marge brute 42 %, et les frais variables 9 %, l'argent disponible pour financer le média n'est pas le même qu'avec une valeur optimisée à 128 000 $ CA.
Comment l'utiliser sans tuer l'optimisation
Il ne faut pas supprimer les ajustements utiles. Il faut les documenter. Une value rule doit avoir une raison, une date, une hypothèse et un contrôle. Sinon, personne ne saura dans trois mois pourquoi une région vaut soudain 1,4 fois plus qu'une autre.
Il faut aussi séparer les audiences d'apprentissage et les tableaux de pilotage. Google peut recevoir une valeur orientée décision d'enchère. La direction doit recevoir une valeur économique lisible, incluant marge, remboursements, retours, rabais et payback.
Note de vérification : la métrique citée vient des notes de version Google Ads API v25.1. Les calculs en dollars CA sont des exemples de méthode, pas des résultats provenant d'un compte client.
Un ROAS ajusté peut aider l'enchère. Il ne doit pas remplacer la lecture économique.
Ce qu'il faut en faire
- Lire séparément valeur originale, valeur ajustée et marge nette.
- Documenter chaque règle de valeur avec son hypothèse business.
- Ne jamais présenter un ROAS ajusté comme une vérité comptable.
La valeur originale ne règle pas tout, mais elle force une discipline saine : séparer la valeur commerciale observée, la valeur envoyée à la plateforme et la valeur que l'entreprise utilise pour décider. C'est exactement le genre de détail qui évite de célébrer un ROAS propre sur un modèle qui raconte trop bien l'histoire.